Signés par la France et la Grande-Bretagne, ces Accords de tutelle, font du Cameroun un « territoire sous tutelle » de l’ONU dont l’administration est confiée respectivement à la France et la Grande-Bretagne.
Le Cameroun oriental devient ainsi un territoire « sous-tutelle » de la France et le Cameroun occidental, un territoire « sous-tutelle » britannique.
Il s’agissait à travers ces Accords, de déterminer les modalités pratiques de l’administration du Cameroun par ces deux puissances, en vue de le conduire à son indépendance.
Ainsi, comme le souligne Alain Ossomo, la France par exemple, s’engageait à :
– instaurer une véritable politique de développement socioéconomique et culturel ;
– assurer la participation effective des populations à la vie administrative et politique par la mise en place d’organes représentatifs et démocratiques ;
– encourager le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales comme celles d’opinion, de circulation, d’association et de presse ;
– procéder, le moment venu, aux consultations appropriées, en vue de permettre aux populations de se prononcer librement sur leur régime politique.
Le Cameroun sous tutelle Française sera donc administré comme partie intégrante du territoire français et selon la législation française. Quant à la partie sous administration, sa gestion sera assez particulière.
Des accords qui auraient été signés sans aucune consultation préalable des populations, annonçaient tout de même les prémices de la décolonisation du Cameroun
Pour aller plus loin
- Accords de tutelle pour le Cameroun sous administration britannique. Agora africaine. Lien: https://agoraafricaine.info/wp-content/uploads/2016/12/accord_de_tutelle_sous_administration_britanique.pdf
- Ossomo, Alain. La presse écrite au Cameroun à l’ère des revendications d’indépendance : approche historique. Lien : http://www.memoireonline.com/01/14/8401/m_La-presse-ecrite-au-Cameroun–l-ere-des-revendications-d-independanceapproche-historique19.html
