Avec un taux de prévalence évalué à 5,1% de la population (en janvier 2014), le Cameroun se situe aujourd’hui dans un contexte d’« épidémie généralisée », comme le soulignent les spécialistes1 qui n’omettent cependant pas de préciser qu’il existe bien des régions du pays où la séroprévalence s’élève à 17 % !

Cependant, cette « généralisation » de l’épidémie au niveau national cache bien les nombreuses disparités qui existent entre les différents groupes spécifiques. Ainsi, comme formulé dans le Plan Stratégique National de Lutte contre le VIH, le SIDA et les IST pour la période 2011-2015 2, des données recueillies entre 2008 et 2009, montraient par exemple qu’elle était de « 6,7%3 chez les femmes enceintes âgées de 15 à 24 ans, de 36,7%4 chez les travailleurs du sexe (…), de 35,5% chez les HSH, ndlr ». Et qu’ « en outre, chez les femmes enceintes de 15 à 49 ans, elle variait selon les Régions (de 4,3% à l?Extrême-Nord à 11,9% au Sud-ouest) et le milieu de résidence (8,2% en milieu urbain et 6,5% en milieu rural).
D’où la nécessité de se doter de ce nouveau plan stratégique dit de 3e génération3, mettant une « emphase particulière sur les jeunes, les femmes enceintes et les populations les plus exposées ».
Pour aller plus loin :
- Docteur Serges Blaise Emaleu. Le sida en question. Lien: http://www.crtv.cm/cont/nouvelles/nouvelles_sola_fr.php?idField=13107&table=nouvelles&sub=guest
- Plan stratégique national de lutte contre le VIH, le Sida et les IST 2011 – 2015. Page 23
3. Comité National de Lutte contre le Sida. Le Cameroun se dote d’un Plan Stratégique National de Lutte contre le Sida de 3ème génération. Lien : http://www.cnls.cm/home-13-news-inner-4-detail-7.html
