Accusé « d’atteinte à la sécurité publique et de complicité de rébellion avec l’UPC », Mgr Ndongmo sera fixé sur son sort ce mercredi 6 janvier 1971 à 10h 15 minutes précises, comme l’affirme Hamadou Bayam, à l’issue d’un deuxième procès.
Il paie ainsi le prix de ses affinités (supposées) avec les leaders de ce parti politique (Ernest Ouandié en l’occurrence) ô combien controversé, à l’issue d’un procès qui durera cinq jours. Il sera « condamné à mort » par le tribunal militaire de Yaoundé, ainsi que trois de ses coaccusés, sur les 75 personnes ayant défilé devant la barre ce jour.

Source: www.leffortcamerounais.info
Cependant, comme le rappelle Atangana Eteme, « suite à l’intervention du Saint-Père (le pape, ndlr), la peine est commuée en détention à perpétuité. C’est ainsi qu’il passera cinq années dans la prison politique de Tcholliré de janvier 1971 a 1975. Puis, par décret Présidentiel n°75/328 du 14 mai 1975, il est relâché, ndlr ».
Accusé à tord ou à raison, Monseigneur Albert Ndongmo demeure une grande figure de l’histoire du Cameroun.
Un homme dont le parcours reste une réelle source d’inspiration pour nombre de jeunes camerounais aujourd’hui.
Pour en savoir davantage :
– Bayam, Hamadou in Cameroun – Rébellion : retour sur le procès de Mgr Ndongmo et Ouandié. L’œil du Sahel. 26 novembre 2013. Lien : http://cameroon-info.net/stories/0,54971,@,cameroun-rebellion-retour-sur-les-proces-de-mgr-ndongmo-et-ouandie.html
– Eteme, Atangana in Ndongmo, Albert : 1926-1992 prélats, évêque émérite du diocèse de Nkongsamba. 21 septembre 2012. Lien : http://www.atangana-eteme-emeran.com/spip.php?article12990
