Quelques mois avant leurs interpellations, ils étaient tous les deux (02) respectivement, Ministre de la santé (2001–2007) et Ministre de l’économie et des finances (2004-2007).
Comme l’affirme François Bambou du journal Les Afriques : « tous deux ont été conduits avec une douzaine d’ex-collaborateurs également arrêtés à la direction de la police judicaire où ils ont été entendus avant d’être déférés ».
Ainsi, Urbain Olanguena Awono, qui avait quitté le gouvernement en septembre 2007, est interpellé à son domicile à Yaoundé et placé quelques jours plus tard en détention préventive, à la prison centrale de Yaoundé. Une interpellation faite sur la base d’un rapport du contrôle supérieur de l’Etat qui l’accuse de détournement de fonds (474 millions de Francs CFA) destinés à la lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose du temps où il était Ministre de la Santé Publique, soit un montant de . Un rapport de toute évidence contesté par ses défenseurs qui le juge « bâclé et manipulé ».

Quant à Polycarpe Abah Abah (le plus célèbre des deux), l’un de ses avocats affirmait que, l’ancien directeur des Impôts et ancien ministre de l’Economie et des Finances, devait « justifier des irrégularités qui auraient été découvertes dans la procédure de reversement de la Taxe sur la Valeur ajoutée (TVA) ».
Sources :
– Bambou, F. Cameroun : l’opération épervier frappe des ex-ministres. Les Afriques. 9 avril 2008. Lien : http://www.lesafriques.com/politique-economie/cameroun-l-operation-epervier-frappe-des-ex-mini.html?Itemid=303
– Cameroun : 4e renvoi du procès d`un ex-ministre de la Santé. Cameroun Link (Dossier Opération Epervier). 13 mai 2010. Lien : http://bit.ly/1HhdNpX
– Portrait Urbain Olanguena Awono. Justice Cameroun. 4 novembre 2009. Lien : http://www.justicecameroun.com/component/content/article/44-biographies/58-portrait-urbain-olanguena-awono?showall=&start=1
– Atanga, Y. Opération Epervier : Abah Abah et Olanguena Awono arrêtés. Cameroun Tribune. Lien : http://www.cameroon-info.net/stories/0,22356,@,operation-epervier-abah-abah-et-olanguena-awono-arretes.html
