Il payait ainsi le prix de sa farouche opposition au projet d’expropriation des autochtones initié par les allemands quelques mois plus tôt, dont on avait déjà parlé ici.
En effet, comme le relate Samuel Nelle :
En effet, l’Allemagne signait ce jour, un traité avec la Grande-Bretagne fixant la frontière ouest du Cameroun (allant de l’embouchure d’Akpa-Yafé aux rapides du mont-Cameroun) dans la région des
Cette correspondance, qui faisait suite à une précédente, avait pour but de réitérer l’opposition des chefs Duala face à ce projet d’expropriation des populations Duala de leurs terres.
Baptisé « Gross Duala », il s’agissait d’
Vers la fin du 19e siècle, les allemands créèrent au Cameroun des « stations scientifiques », sortes de laboratoires destinés à l’exploration et l’étude de nombre de nos ressources naturelles.
Ils en créèrent plusieurs, dont une à Kribi et une autre dans la région camerounaise du Nyong supérieur où se trouvait Yaoundé.
Le 1er février 1890, l’allemand Georg August Zenker, botaniste et chef de la station de Yaoundé, adressa un rapport au Gouvernement allemand dont l’intégralité a été rendue publique sur le site de l’ambassade d’Allemagne à Yaoundé et dont voici la teneur.
Cette date marque la prise de la ville de Yaoundé par les troupes alliées pendant la Première Guerre mondiale.
Comme vous le savez peut-être déjà, c’est pendant cette guerre que les allemands sont chassés du Cameroun par les troupes alliées (constituées notamment de la France, du Royaume-Uni et de la Belgique) qui lui commenceront à lui infliger de lourdes défaites à partir de l’année 1942.
Le Cameroun, comme beaucoup d’autres pays africains, sera le théâtre de nombreux affrontements durant cette guerre et, comme le rappelle P. Loots :
Ces expropriations s’inscrivaient en effet, dans le prolongement d’une opération de déguerpissement (presque forcée) entamée quelques mois plus tôt.
En effet, comme l’affirment certaines sources, ce jour-là :
Ce jour, la France et l’Allemagne, signaient un traité apportant une nouvelle délimitation des frontières entre la partie septentrionale et la partie méridionale du territoire camerounais, occupées par ces deux puissances impérialistes.
Une signature qui aboutira à l’adoption de la « convention du 24 décembre 1885 », qui s’inscrit dans le cadre de la mise en pratique des résolutions consignées dans l’acte final du