Le but de ce scrutin semblait avoir été celui de « conforter » Paul Biya à son poste de Président de la République, lui qui y avait accédé le 06 novembre 1982, non pas à l’issue d’une élection, mais suite à la démission de son prédécesseur, le Président Ahmadou Ahidjo.
Une élection à laquelle Paul Biya était l’unique candidat et à l’issue de laquelle il
Peu connu du commun des camerounais, celui qui fut Chef Baham, ministre de la santé publique et de la population (à seulement 23 ans) dans le premier gouvernement de la République du Cameroun (avec pour Premier Ministre Charles Assalé) et député apparenté Front Populaire pour l’Unité et la Paix (FPUP) qui fini par rejoindre les rangs de l’Union Camerounaise (UC) d’Ahmadou Ahidjo en 1961, est
C’est le tout premier camerounais à siéger au Palais Bourbon. Il venait ainsi remplacer Louis-Paul AUJOULAT qui y représentait la troisième circonscription du territoire camerounais depuis 1945.
Dès le début de sa carrière politique, il se dévoue à la cause des travailleurs et paysans du Cameroun comme le souligne Wikipédia.
André Marie Mbida Source: www.nkul-beti-camer.com
Se faisant appelé le « coq vigilant et courageux », il se présente aux élections législatives du 2 janvier 1956 dans la troisième circonscription du territoire au sein de laquelle il bat une intense campagne contre Aujoulat qu’il n’hésite pas à traiter de « nuisible intrus » comme le rappelle Roland Ntsa. Car, en effet, on pouvait lire dans sa profession de foi aux électeurs :
Aujourd’hui, l’ancien Cameroun sous-tutelle française, commémore son accession à l’indépendance, sous la dénomination de « République du Cameroun ».
Mais, pourquoi ne célèbre-t-on pas la fête nationale du Cameroun ce jour et plutôt le 20 mai de chaque année (doivent se demander certains) ? La réponse à cette question est simple.
Le président de la République signait ce jour une série de décret dont le décret N° 2008/463 du 30 décembre 2008 portant nomination des membres du conseil Électoral d’« Elections Cameroon » (ELECAM) et le décret N° 2008/464, portant nomination des président et vice-président de cette même structure.
Ce jour, la France et l’Allemagne, signaient un traité apportant une nouvelle délimitation des frontières entre la partie septentrionale et la partie méridionale du territoire camerounais, occupées par ces deux puissances impérialistes.
Une signature qui aboutira à l’adoption de la « convention du 24 décembre 1885 », qui s’inscrit dans le cadre de la mise en pratique des résolutions consignées dans l’acte final du
La promulgation le 23 juin 1956 de la « loi cadre » qui « d’une part, accordait l’autonomie interne aux territoires coloniaux français d’Afrique Noire et d’autre part, octroyait le pouvoir législatif aux assemblées territoriales (ndlr) » conduit à l’élection de la toute première Assemblée Législative du Cameroun (ALCAM), avec
Ce jour étaient organisées les toutes premières élections politiques au Cameroun pendant la période coloniale. De ces élections, comme le souligne Diane Mandeng, « fut élue le 22 décembre 1946 et le 19 janvier 1947 la première Assemblée représentative du Cameroun (ARCAM), en application de la loi n° 46/2152 du 7 octobre 1946 relative aux Assemblées locales des territoires d’Outre-mer, elle-mêmeissue de l’article 77 de la constitution française de la IVème République, qui institue une Assemblée élue dans chaque territoire ».
L’adoption ce jour, de la loi n° 2006/011 portant création, organisation et fonctionnement d’Elections Cameroon (Elecam) marque un tournant décisif dans la vie politique au Cameroun.
Elections Cameroon devient ainsi l’organe chargé d’organiser et de superviser les
Cette date marque en fait, le début de l’insurrection en pays Bassa où, dans la nuit du 18 au 19 décembre 1956, plusieurs dizaines de personnalités hostiles aux activités de l’Union des Populations du Cameroun (UPC), furent assassinées ou enlevées et des ponts, des lignes téléphoniques et d’autres infrastructures furent sabotées par les militants de ce parti.