C’est l’une des nombreuses pages sombres de l’histoire de notre pays. La marque de l’exacerbation d’un tribalisme qui malheureusement et à certains égards, semble encore exister aujourd’hui.
Organisée par les chefs supérieurs de l’ethnie Sawa, cette marche mettait ainsi en évidence le sentiment anti-bamiléké qui animait nombre de camerounais en ce milieu des années 90, en pleine période d’ouverture à la démocratie.
Cette marche fut alors, l’apothéose de plusieurs années de « Bamiléké-bashing » qui se manifestait à travers
